Retour à l'accueil Le Barça détaille les erreurs arbitrales de toute la saison dans une plainte sans précédent Sports

Le Barça détaille les erreurs arbitrales de toute la saison dans une plainte sans précédent

Publié le 15 février 2026 814 vues

Le FC Barcelone a envoyé vendredi une plainte formelle à la Fédération royale espagnole de football, détaillant ce que le club a décrit comme un schéma systématique de décisions arbitrales préjudiciables tout au long de la saison 2025-26. La lettre, adressée au président de la RFEF Rafael Louzan, au président du CTA Fran Soto, au responsable du VAR et au directeur des affaires juridiques, allait bien au-delà de la controversée défaite 4-0 en demi-finale de la Coupe du Roi contre l'Atletico Madrid qui l'a déclenchée, répertoriant des erreurs sur plusieurs matchs et exigeant des réformes radicales, notamment la publication intégrale de tous les enregistrements audio du VAR et la création d'un code disciplinaire pour les arbitres. La plainte exprimait une profonde préoccupation face aux décisions répétées que le club considère comme préjudiciables au jeu et dépourvues de critères cohérents.

La plainte était structurée autour de cinq grandes catégories de préoccupation. La première portait sur l'incohérence des critères disciplinaires, citant des décisions divergentes face à des actions de nature identique, notamment en matière de sanctions, ce qui, selon Barcelone, créait une perception de deux poids deux mesures incompatible avec les principes d'équité et de sécurité juridique. La deuxième catégorie soulignait les interprétations contradictoires des mains dans la surface de réparation, même lors de matchs dirigés par les mêmes arbitres. La troisième pointait ce que Barcelone qualifiait d'accumulation d'erreurs significatives tout au long de la saison, dont beaucoup étaient décisives et au détriment du club. La quatrième catégorie remettait en question l'application correcte de la technologie VAR, notamment pour les décisions au millimètre près sans explications techniques concluantes, tout en condamnant le manque de transparence dans la gestion des enregistrements audio du VAR. La cinquième contestait l'absence de critères clairs pour déterminer quand les arbitres sont appelés à revoir des incidents sur l'écran en bord de terrain.

La défaite contre l'Atletico Madrid a fourni les exemples les plus explosifs. Barcelone a cité le refus d'expulser Giuliano Simeone pour ce que l'ancien analyste arbitral Mr. Asubio a catégorisé comme un jeu dangereux mettant en danger l'intégrité physique, après un tacle dangereux sur Alejandro Balde à la 49e minute, où Simeone est entré avec la semelle en avant et la jambe complètement tendue, impactant directement la cheville de Balde. Le responsable VAR Gonzalez Fuertes n'a examiné l'incident que quelques secondes et n'a pas appelé l'arbitre Martinez Munuera à consulter l'écran de bord de terrain. Barcelone a mis cela en contraste avec le carton rouge rapide montré à Eric Garcia plus tard dans le match. Le club a également souligné les huit minutes de révision VAR du but refusé à Pau Cubarsi, pendant lesquelles la technologie de hors-jeu semi-automatique a dysfonctionné car le système ne parvenait pas à modéliser les squelettes numériques des joueurs en raison de la haute densité de joueurs dans l'image, contraignant l'arbitre VAR Pablo Gonzalez à tracer manuellement les lignes de hors-jeu.

Au-delà du match contre l'Atletico, Barcelone a référencé plusieurs autres incidents controversés au cours de la saison. Lors du match nul inaugural contre Getafe, l'arbitre Soto Grado n'a pas accordé de penalty pour une faute d'Iglesias sur Araujo à la 101e minute mais a ensuite sanctionné de manière controversée un handball involontaire de Gavi après révision VAR. Lors du match nul 2-2 à Betis, l'arbitre Muniz Muniz a été critiqué pour son manque de personnalité pour imposer la justice en ne sanctionnant pas Chimy Avila pour jeu agressif. Barcelone a également noté que le CTA lui-même avait admis dix erreurs arbitrales au cours de la saison après avoir examiné 51 incidents, renforçant l'argument du club selon lequel le problème était structurel plutôt qu'isolé. Le capitaine Frenkie de Jong a exprimé la frustration de l'équipe, déclarant qu'il avait vu l'image plus tard et qu'il était clair qu'il n'y avait pas de hors-jeu, ajoutant que si la technologie n'était pas de l'intelligence artificielle, ce dont on ne se rend plus compte, alors la photo contestée était un scandale car les preuves étaient très claires.

Barcelone a formulé trois demandes concrètes dans la plainte : la publication intégrale de tous les enregistrements audio du VAR pour chaque match, qu'il y ait eu ou non une révision en bord de terrain, qualifiée de mesure essentielle pour la transparence et l'éducation arbitrale ; la création d'un code disciplinaire spécifique pour les arbitres établissant des conséquences publiques et transparentes en cas d'erreurs graves ou de négligence ; et une révision urgente des critères arbitraux pour garantir l'uniformité des décisions, l'égalité de traitement entre les clubs et la crédibilité des compétitions. Le club a précisé que la plainte n'avait pas l'intention de remettre en question le professionnalisme du corps arbitral mais appelait à des améliorations systémiques. Les médias espagnols ont souligné l'ironie de la démarche de Barcelone, survenue environ un an après qu'Eric Garcia lui-même avait rejeté avec dérision une plainte similaire déposée par le Real Madrid auprès de la RFEF, la qualifiant de lettre des Rois Mages, une référence que plusieurs médias ont décrite comme un virage radical dans la position publique du club sur les plaintes arbitrales.

Sources: Mundo Deportivo, FC Barcelona Official, Barca Universal, Football Espana, El Espanol, COPE, El Desmarque

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