Retour à l'accueil Hubble retrace 500 millions d'années de déclin stellaire dans Andromède Science

Hubble retrace 500 millions d'années de déclin stellaire dans Andromède

Publié le 31 juillet 2026 780 vues

Des astronomes utilisant le télescope spatial Hubble de la NASA ont reconstitué 500 millions d'années de formation stellaire dans la galaxie d'Andromède. Leur analyse révèle un long déclin, devenu nettement plus rapide au cours des 40 derniers millions d'années. Phys.org a présenté ce résultat dans les dernières 24 heures, après la publication de l'étude dans The Astrophysical Journal et sa présentation par la NASA.

L'équipe a réuni les relevés Panchromatic Hubble Andromeda Treasury et leur extension méridionale, qui couvrent ensemble environ les deux tiers du disque d'Andromède. Les chercheurs ont mesuré près de 200 millions d'étoiles et découpé les images en milliers de zones d'environ 300 années-lumière de côté. Les étoiles jeunes et massives étant bleues et éphémères, tandis que les moins massives sont plus rouges et vivent davantage, chaque zone conserve la mémoire des naissances stellaires.

Selon la NASA, Andromède formait environ une masse solaire d'étoiles par an il y a 500 millions d'années. Ce rythme avait diminué de moitié il y a environ 40 millions d'années et atteint aujourd'hui près d'un cinquième de masse solaire par an. Dans la région observée, l'article scientifique calcule une moyenne de 0,445 masse solaire par an sur 100 millions d'années, contre 0,285 sur les 20 derniers millions, ce qui montre que certains indicateurs ultraviolets peuvent masquer une évolution rapide.

Une grande part de l'activité récente, et donc du recul, se concentre dans un anneau de formation stellaire situé à environ 32 000 années-lumière du centre. La zone la plus proche de la galaxie satellite M32 présente une baisse particulièrement marquée depuis près de 60 millions d'années. Les auteurs considèrent M32 comme l'influence possible la plus plausible, mais sa position en trois dimensions reste incertaine et les données ne prouvent pas qu'une rencontre a provoqué le ralentissement.

Située à environ 2,5 millions d'années-lumière, Andromède constitue la grande galaxie spirale la plus proche permettant une comparaison avec la Voie lactée. L'équipe interprète cette baisse comme la phase tardive d'un essoufflement naturel après une poussée de formation stellaire survenue il y a environ deux milliards d'années, et non comme la preuve d'un épuisement du gaz. D'autres analyses sont prévues, tandis qu'un programme du télescope Nancy Grace Roman doit cartographier l'ensemble du disque et du halo.

Sources: NASA, Phys.org, The Astrophysical Journal

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