Instacart, société américaine de livraison de courses, étudie une vente après des échanges préliminaires avec DoorDash et Uber, selon The Information et Bloomberg, dont les révélations ont été reprises le 24 octobre. Les discussions restent incertaines et aucun accord de cession n’a été annoncé.
Reuters, citant The Information, indique qu’Instacart examinait des acquéreurs potentiels. Bloomberg rapporte séparément, selon une personne proche du dossier, qu’Uber s’est retiré et que les deux entreprises ne discutent plus. Il s’agit d’une démarche exploratoire et non d’une acquisition confirmée.
L’action Instacart a clôturé à 56,44 dollars vendredi 23 octobre, en hausse d’environ 9,2 %, selon Bloomberg. Reuters précise que les trois sociétés n’ont pas immédiatement répondu à ses demandes de commentaires. Cette réaction boursière suit les premières informations sans garantir une offre d’achat.
Les résultats publiés décrivent une activité en croissance derrière ces spéculations. Au deuxième trimestre, le chiffre d’affaires a progressé de 14 % sur un an à 1,043 milliard de dollars et les commandes de 9 % à 90,3 millions. Le bénéfice net atteint 111 millions de dollars et le flux de trésorerie disponible 480 millions, selon le communiqué financier d’août déposé auprès de la SEC.
Instacart dépasse la seule livraison de courses. La société déclare travailler avec plus de 2 200 enseignes représentant près de 100 000 magasins et fournir des services de commerce électronique, de traitement des commandes, de technologie en magasin et de publicité. Ses revenus publicitaires et autres ont augmenté de 16 % à 297 millions de dollars au deuxième trimestre, illustrant l’ampleur de cette activité.
Le prochain rendez-vous financier est fixé au 5 novembre : Instacart prévoit de publier ses résultats du troisième trimestre après la clôture et d’organiser une conférence avec sa direction. Ils apporteront un nouvel éclairage sur ses performances. Toute vente dépend encore de négociations supplémentaires ; les informations disponibles n’établissent ni prix de transaction ni accord définitif.
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