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L'Iran tire sept missiles balistiques sur le Koweït et Bahreïn, les États-Unis interceptent et ripostent

Publié le 6 juin 2026 689 vues

L'Iran a lancé sept missiles balistiques en direction du Koweït et de Bahreïn dans la nuit du 5 au 6 juin 2026, provoquant une escalade dramatique du conflit en cours entre Téhéran et Washington. L'armée américaine a confirmé que six des missiles avaient été interceptés avec succès par les systèmes de défense américains, tandis que le septième n'aurait pas atteint sa cible prévue. Le Corps des Gardiens de la révolution islamique a revendiqué la responsabilité des tirs, déclarant qu'ils étaient dirigés contre la base aérienne d'Ali Al Salem, qui abrite des forces américaines au Koweït, et contre le quartier général de la Cinquième Flotte de la marine américaine stationnée à Bahreïn.

Quelques heures avant les tirs de missiles balistiques, le Commandement central américain a signalé avoir abattu quatre drones d'attaque iraniens à usage unique se dirigeant vers le détroit d'Ormuz. Les responsables américains ont indiqué qu'ils soupçonnaient ces drones de cibler soit des navires commerciaux, soit des installations militaires américaines opérant dans cette voie navigable stratégique. L'interception des drones a marqué le début de ce qui allait devenir une nuit d'échanges militaires intenses entre les deux adversaires.

En réponse aux provocations iraniennes, les États-Unis ont mené des frappes de précision contre des installations radar de surveillance côtière iraniennes en deux endroits. Les frappes ont ciblé des sites radar à Gorouk et sur l'île de Qeshm, tous deux stratégiquement positionnés le long de la côte iranienne près du détroit d'Ormuz. Le Pentagone a décrit ces frappes comme nécessaires pour dégrader la capacité de l'Iran à surveiller et menacer le trafic maritime dans la région.

L'agence de presse iranienne Mehr, affiliée à l'État, a qualifié les tirs de missiles balistiques de tirs d'avertissement, suggérant que Téhéran entendait envoyer un message politique plutôt que d'infliger un maximum de dégâts. Cependant, les responsables de la défense américaine ont rejeté cette interprétation, soulignant que des missiles balistiques dirigés contre des installations militaires occupées constituent un acte d'agression clair, quelle que soit l'intention déclarée. Cet échange représente la confrontation militaire directe la plus significative entre les États-Unis et l'Iran depuis les frappes aériennes conjointes américano-israéliennes sur le territoire iranien qui ont débuté le 28 février.

L'escalade a pratiquement paralysé le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, les principaux transporteurs ayant suspendu le transit par l'un des points de passage les plus critiques du commerce mondial. Environ un cinquième de l'approvisionnement mondial en pétrole transite habituellement par ce détroit, et la perturbation a plongé les marchés énergétiques dans la tourmente. Des entreprises de multiples secteurs cherchent désormais frénétiquement des itinéraires alternatifs pour les livraisons de pétrole, d'engrais et de biens de consommation courante, les analystes avertissant qu'une fermeture prolongée pourrait déclencher des hausses de prix significatives à l'échelle mondiale.

Les réactions internationales ont afflué des capitales du monde entier, le Conseil de sécurité des Nations unies ayant programmé une session d'urgence pour traiter la crise. Les dirigeants européens ont appelé à une désescalade immédiate, tandis que les États membres du Conseil de coopération du Golfe ont exprimé leur profonde préoccupation face au ciblage direct du territoire souverain du Koweït et de Bahreïn. Des sources diplomatiques ont indiqué que les communications indirectes entre Washington et Téhéran n'ont pas été entièrement coupées, bien que les perspectives d'un cessez-le-feu à court terme restent minces compte tenu de la trajectoire des hostilités.

Sources: ABC News, NPR, Al Jazeera, Radio Free Europe

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