Retour à l'accueil Une analyse de supernovæ renforce les indices d’une énergie sombre variable, avec des réserves Science

Une analyse de supernovæ renforce les indices d’une énergie sombre variable, avec des réserves

Publié le 23 octobre 2026 0 vues

Une équipe internationale dirigée par des chercheurs de l’Université du Queensland, en Australie, a réuni 2 884 probables supernovæ de type Ia pour tester si l’énergie sombre évolue. Les travaux ont bénéficié d’une nouvelle couverture le 22 octobre 2026, mais les articles scientifiques sont parus sur arXiv en septembre. Ils suggèrent un écart possible à une énergie sombre constante, sans établir de découverte.

Baptisée Unite, la compilation associe les observations Pantheon+ à l’échantillon de cinq années du Dark Energy Survey. Ces explosions stellaires permettent de mesurer les distances et de retracer l’expansion cosmique. Ryan Camilleri et ses collègues ont harmonisé modèles, sélection et corrections des biais afin de comparer plusieurs relevés dans un même cadre.

Les auteurs signalent une tension lorsque les mesures des supernovæ et de la répartition des galaxies sont combinées au rayonnement fossile de l’Univers primordial avec une équation d’état de l’énergie sombre constante. Autoriser son évolution réduit le désaccord. La préférence atteint environ 3,1 à 3,3 écarts-types dans les tests fréquentistes, mais l’analyse bayésienne n’apporte qu’un faible soutien à cette évolution.

Un article complémentaire dirigé par Jaemyoung Lee examine une incertitude essentielle : la masse des galaxies abritant ces explosions. L’équipe a remesuré uniformément les masses stellaires de plus de 98 % de l’échantillon. La luminosité corrigée des supernovæ étant liée à la masse de leur galaxie hôte, ces estimations peuvent modifier les conclusions cosmologiques. Le traitement des effets systématiques est donc essentiel.

Les notices arXiv indiquent des soumissions à des revues, sans publication évaluée par les pairs confirmée. Les auteurs prévoient de diffuser les produits de l’analyse après acceptation. D’autres observations, notamment des supernovæ proches du programme DEBASS, devraient enrichir l’ensemble. L’évolution de l’énergie sombre reste une question ouverte ; ces résultats affinent le test du modèle cosmologique standard.

Sources: Camilleri et al., arXiv (https://arxiv.org/abs/2609.05053); Lee et al., arXiv (https://arxiv.org/abs/2609.05321); ScienceDaily, University of Queensland material (https://www.sciencedaily.com/releases/2026/10/261021231244.htm)

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