Retour à l'accueil Webb cartographie l’atmosphère inégale de la Jupiter chaude WASP-17b Science

Webb cartographie l’atmosphère inégale de la Jupiter chaude WASP-17b

Publié le 14 octobre 2026 0 vues

Des astronomes ont cartographié une atmosphère inégale autour de WASP-17b grâce au télescope spatial James Webb, montrant comment la chaleur modifie les contours d’une planète géante lointaine. L’Université de Bristol a annoncé l’étude le 14 octobre. Dirigée par Lili Alderson, de l’Université Cornell, l’équipe a appliqué une méthode appelée transmission strings à cette Jupiter chaude située à environ 1 300 années-lumière de la Terre.

Les travaux, présentés dans Nature Astronomy, dépassent la représentation du bord atmosphérique visible comme un anneau uniforme. Les chercheurs suivent la planète lorsqu’elle passe devant son étoile et analysent la lumière filtrée par différentes régions de son atmosphère. Développée à Bristol par les astrophysiciens David Grant et Hannah Wakeford, la méthode reconstitue les variations autour de ce bord au lieu de les fondre dans une moyenne.

Selon l’article déposé sur arXiv le 13 octobre, les observations couvrent des longueurs d’onde de 0,6 à 12 micromètres et distinguent des différences d’est en ouest ainsi que de l’équateur vers les pôles. L’équipe estime à environ 650 kelvins le contraste thermique entre les bords du matin et du soir. Ces conditions atmosphériques sont déduites des données, et non d’une photographie directe de la surface.

Bristol explique que les vents transportent la chaleur du côté constamment éclairé vers le côté nocturne, dilatant l’atmosphère près de l’équateur du soir. Le bord du matin est plus froid après le passage du gaz du côté nocturne. Les auteurs indiquent que les résultats concordent avec d’autres mesures des faces diurne et nocturne, tandis que les abondances d’eau et de dioxyde de carbone restent compatibles avec des valeurs constantes autour du bord atmosphérique.

Les résultats permettent de confronter les modèles de circulation atmosphérique à des observations spatialement résolues, selon les auteurs. Bristol présente ces travaux comme une démonstration réussie susceptible de permettre des cartes similaires d’autres planètes, puis l’étude de structures à l’échelle météorologique. Les mesures concernent une seule Jupiter chaude ; étendre la technique à d’autres mondes reste une prochaine étape, plutôt qu’un résultat déjà établi.

Sources: University of Bristol: https://www.bristol.ac.uk/news/2026/october/trailblazing-technique-uncovers-real-shape-of-scorching-hot-exoplanet-atmosphere.html ; Alderson et al., Nature Astronomy / arXiv: https://arxiv.org/abs/2610.18806 ; https://doi.org/10.1038/s41550-026-02986-4

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