Le Programme alimentaire mondial des Nations unies a annoncé lundi 19 octobre que le manque de fonds le contraint à retirer environ 500 000 personnes de son aide mensuelle à Gaza. Selon l’agence et Reuters, ses bénéficiaires passent de 1,6 million à 1,1 million en octobre, à l’approche de l’hiver.
Cette réduction intervient malgré une faim généralisée. Le PAM estime que 1,4 million de personnes, soit 67 % de la population de Gaza, connaissent une insécurité alimentaire de niveau crise ou pire. Environ 200 000 restent en situation d’urgence nécessitant une aide immédiate pour éviter des décès dus à la faim.
Les familles conservant une aide alimentaire recevront un colis au lieu de deux et un sac de farine de blé plus petit, précise le PAM. Les repas chauds quotidiens passent de 250 000 à 150 000. Dans les zones difficiles d’accès, certaines familles en recevront un tous les deux jours plutôt que chaque jour.
L’agence réduit aussi le montant de l’aide financière à 75 000 familles. Selon elle, le chômage dépasse 80 % à Gaza, empêchant de nombreux ménages d’acheter des produits frais ou riches en protéines, même disponibles. Seul un enfant sur cinq bénéficie d’une alimentation suffisamment diversifiée, indique le PAM.
Certains programmes se poursuivent pour l’instant : le PAM soutient les boulangeries couvrant un tiers des besoins en pain, l’aide nutritionnelle à 300 000 femmes et enfants et les collations scolaires à 200 000 enfants. En Cisjordanie, le manque de fonds a déjà réduit ses bénéficiaires de 400 000 à 200 000 en septembre.
Le PAM affirme avoir reçu en 2026 moins de la moitié des financements des années précédentes pour ses opérations en Palestine. Il réclame d’urgence 450 millions de dollars pour Gaza et la Cisjordanie d’octobre à mars 2027. De nouvelles coupes pourraient annuler les fragiles progrès alimentaires depuis le cessez-le-feu d’octobre 2025.
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