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L'épidémie d'Ebola au Congo dépasse 5 000 cas confirmés

Publié le 20 août 2026 0 vues

L'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo a dépassé 5 000 cas confirmés, devenant la deuxième plus grande épidémie d'Ebola jamais recensée et la plus meurtrière de l'histoire du pays. Le ministère congolais de la Santé comptait dimanche 5 021 cas et 2 378 décès, selon l'Associated Press, un nouveau seuil majeur pour une urgence qui continue de progresser dans l'est du Congo.

L'épidémie est provoquée par le rare virus de Bundibugyo, contre lequel aucun vaccin ni traitement spécifique n'est approuvé. Le premier patient détecté a présenté des symptômes fin avril à Bunia, capitale de la province de l'Ituri, et le Congo a déclaré l'épidémie le 15 mai après l'identification du virus en laboratoire. Les autorités estiment que la transmission pourrait avoir commencé plusieurs mois avant cette déclaration.

L'Organisation mondiale de la Santé indiquait le 14 août que l'épidémie touchait 54 zones sanitaires dans six provinces, l'Ituri représentant alors 85 pour cent des infections confirmées. L'OMS juge le risque très élevé au Congo et élevé dans les pays voisins, mais faible à l'échelle mondiale. L'Ouganda a interrompu la transmission locale, tandis qu'un médecin soigné en France après son retour du Congo a guéri sans cas secondaire connu.

La maladie de Bundibugyo se transmet par contact direct avec le sang ou d'autres liquides corporels de personnes ou d'animaux infectés, ainsi que par des objets contaminés; elle ne se propage généralement pas dans l'air. Les symptômes apparaissent deux à 21 jours après l'exposition et commencent souvent par de la fièvre, de la fatigue, des maux de tête, des douleurs musculaires et un mal de gorge, avant des vomissements, une diarrhée, des atteintes d'organes ou des saignements. Selon l'OMS, une personne ne transmet pas le virus avant l'apparition des symptômes.

Les équipes affrontent l'insécurité, les déplacements de population, des routes difficiles, la désinformation et un manque de confiance communautaire. L'OMS précise que 84,2 pour cent des contacts identifiés ont été suivis le 12 août, un niveau insuffisant pour rompre chaque chaîne de transmission, et que 155 soignants avaient été infectés au 9 août. Les autorités développent les centres de traitement, les analyses, la surveillance, les enterrements sécurisés et la prévention dans les établissements, avec l'appui de responsables locaux.

Les patients dépendent surtout de perfusions, du contrôle des symptômes et d'autres soins de soutien. L'OMS parraine l'essai thérapeutique PARTNERS, qui avait inclus plus de 100 patients confirmés dans trois établissements de l'Ituri, et recommande d'évaluer dans un essai randomisé le vaccin homologué contre l'Ebola Zaïre face à la maladie de Bundibugyo. Le diagnostic rapide, l'isolement, le suivi des contacts et des soins sûrs restent essentiels; l'OMS déconseille toujours les restrictions inutiles aux voyages ou au commerce.

Sources: Associated Press, World Health Organization, Democratic Republic of the Congo Ministry of Health

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