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Le chef électoral indien visé par des appels à la démission lors de manifestations

Publié le 2 octobre 2026 0 vues

Des groupes d'étudiants et de la société civile ont manifesté vendredi 2 octobre à New Delhi pour demander la démission de Gyanesh Kumar, chef de la Commission électorale indienne, à propos d'une révision nationale des listes électorales. Selon l'Associated Press, la police a bloqué l'accès au site de Jantar Mantar et interpellé des manifestants et des responsables de l'opposition. Le mouvement de jeunes Cockroach Janata Party prévoyait un rassemblement distinct à Mumbai.

Le désaccord porte sur la révision intensive spéciale, une opération de vérification des électeurs lancée l'an dernier dans l'État du Bihar, puis étendue à la plupart des États et territoires indiens. La commission affirme vouloir retirer les doublons ainsi que les personnes décédées ou non admissibles, tout en conservant les électeurs éligibles. Ses détracteurs estiment que les justificatifs exigés pourraient exclure des citoyens ayant le droit de vote.

D'après l'AP, la police a installé des barricades à Jantar Mantar, lieu autorisé pour les manifestations, et empêché les groupes étudiants et civiques de s'y réunir vendredi. Des photographies de Reuters montrent également des policiers interpellant des manifestants dans la capitale. Le Cockroach Janata Party présentait son événement à Mumbai comme le début d'une campagne plus vaste; les informations disponibles vendredi matin ne permettaient pas d'en établir la participation.

La pression sur Kumar s'est accrue après un article publié le mois dernier par l'Indian Express, selon lequel ses deux collègues commissaires avaient contesté des décisions concernant les listes, les procédures d'inscription et les systèmes numériques. Reuters indique que le journal évoquait au moins 14 objections en dix mois. La commission conteste la description d'objections formelles et affirme que les divergences relèvent de délibérations normales et que ses décisions respectent la loi.

Des partis d'opposition et des militants accusent la révision des inscriptions de favoriser le Bharatiya Janata Party du Premier ministre Narendra Modi. La commission, le gouvernement et ce parti rejettent toute accusation de manipulation ou de partialité. Ces positions opposées placent l'exactitude des listes et l'indépendance de l'autorité électorale au centre du débat dans un pays où celle-ci organise les scrutins nationaux et régionaux.

Le Cockroach Janata Party est né de la colère de jeunes face au chômage et aux fuites de sujets d'examen. Selon l'AP et Reuters, ses précédentes manifestations ont précédé la démission du ministre de l'Éducation en juillet. Reuters rapporte que des partis d'opposition menés par le Congrès prévoient de nouvelles manifestations le 6 octobre pour réclamer le départ de Kumar. La commission n'a annoncé aucun changement à la vérification après les manifestations de vendredi.

Sources: Associated Press, Reuters, The Indian Express (as reported by AP and Reuters)

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