La hausse des infections à Ebola au Nord-Kivu a rempli les 29 lits d’un centre de traitement à Butembo, dans l’est de la République démocratique du Congo, a rapporté Reuters vendredi 25 septembre. Les autorités locales ont ouvert deux autres centres cette semaine, portant leur nombre à quatre dans la ville, afin d’accueillir les malades qui ont besoin d’isolement et de soins.
L’épidémie est due à l’espèce Bundibugyo du virus Ebola et les premiers cas ont été confirmés en mai dans la province voisine de l’Ituri. Celle-ci reste la plus touchée, mais le Nord-Kivu concentre une part croissante des nouvelles infections. Selon les chiffres du gouvernement congolais cités par Reuters, le pays comptait 7 820 cas confirmés et 3 779 décès au mardi 22 septembre.
Médecins sans frontières a indiqué que son centre de Kitatumba, à Butembo, fonctionnait au-delà de sa capacité de 29 lits. Sa coordinatrice locale a expliqué à Reuters que les cas avaient fortement augmenté pendant les deux semaines précédentes et que certains malades conscients de leur infection ne trouvaient pas de lit. Reuters a également rapporté qu’un garçon de dix ans était mort mardi pendant le triage, avant son admission.
D’après le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, le Nord-Kivu avait recensé, au 21 septembre, 1 438 cas et 872 décès dans 16 zones de santé. L’agence indiquait que sept provinces congolaises étaient touchées. Ses données, publiées le 23 septembre, s’arrêtent plus tôt que les chiffres gouvernementaux cités par Reuters et ne sont donc pas directement comparables.
Les équipes manquent de personnel qualifié et de financements, tandis que la méfiance envers les soignants peut retarder le dépistage et la prise en charge, selon Reuters. L’Organisation mondiale de la santé précise que le virus se transmet par contact direct avec des liquides corporels infectés ou des matériaux contaminés. Les premiers symptômes ressemblent à ceux d’autres maladies. Aucun vaccin ni traitement spécifique n’est approuvé contre cette espèce; un vaccin candidat est étudié dans un protocole de recherche.
L’OMS a déclaré à Reuters que les cas avaient diminué ces derniers jours au Nord-Kivu après plusieurs semaines de hausse, tout en soulignant la pression créée par le manque de lits et de moyens. Les autorités et leurs partenaires étendent les soins, recherchent les contacts des malades et dialoguent avec les responsables communautaires. Leur capacité à atteindre rapidement les nouveaux cas déterminera la suite de la riposte.
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