Une étude majeure présentée lors de la réunion annuelle de l'Endocrine Society (ENDO 2026) à Chicago, dans l'Illinois, a révélé une tendance préoccupante chez les utilisateurs de médicaments populaires à base de GLP-1 pour la perte de poids. Selon les résultats de cette recherche, les personnes obèses prenant des médicaments tels que le sémaglutide (commercialisé sous les noms Ozempic et Wegovy) et le tirzépatide (commercialisé sous les noms Mounjaro et Zepbound) sont devenues nettement moins actives physiquement après le début du traitement.
Les données ont montré que le nombre moyen de pas quotidiens des participants est passé de 5 047 à seulement 4 487 pas par jour — une baisse significative qui a tiré la sonnette d'alarme parmi les endocrinologues et les experts en santé publique. Le temps consacré à une activité physique modérée à vigoureuse a également chuté de manière marquée, passant de 28 à seulement 22 minutes par jour. Ces réductions suggèrent que les utilisateurs pourraient dépendre trop fortement des médicaments seuls pour gérer leur poids.
Les chercheurs ont noté que la baisse la plus importante de l'activité physique a été observée chez les hommes et les personnes souffrant également de douleurs musculo-squelettiques. Ce sous-groupe semblait particulièrement vulnérable à la sédentarité après le début du traitement par GLP-1, peut-être parce que la perte de poids initiale avait réduit leur motivation à faire de l'exercice, ou parce que l'inconfort articulaire limitait les mouvements même lorsque le poids corporel diminuait.
L'une des préoccupations les plus pressantes mises en évidence par cette étude concerne l'impact sur la masse musculaire. Les agonistes des récepteurs GLP-1 sont connus pour réduire non seulement la graisse, mais aussi les tissus musculaires maigres. Combiné à une diminution de l'activité physique, ce double effet pourrait entraîner une perte significative de force, une réduction du métabolisme de base et une fragilité accrue — des conséquences qui compromettent les bénéfices globaux de la perte de poids pour la santé.
Des millions de personnes dans le monde prennent désormais ces médicaments à succès, qui ont transformé le paysage du traitement de l'obésité. Cependant, l'étude a souligné que la gestion du poids à long terme est plus efficace lorsque l'intervention pharmaceutique est associée à un exercice régulier. Sans activité physique constante, les patients risquent de perdre la masse musculaire et la forme cardiovasculaire nécessaires à une amélioration durable de leur santé.
Les chercheurs ont exhorté les cliniciens prescrivant des médicaments GLP-1 à surveiller activement les niveaux d'activité physique de leurs patients et à encourager des programmes d'exercices structurés parallèlement à la médication. Ils ont insisté sur le fait que la simple perte de poids sur la balance ne correspond pas à une meilleure forme physique globale, et que le maintien de la masse musculaire maigre par l'entraînement en résistance et l'activité aérobique reste essentiel pour le bien-être à long terme.
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