Retour à l'accueil Des scientifiques découvrent une protéine qui ralentit le vieillissement : des souris âgées sont devenues plus fortes et en meilleure santé Science

Des scientifiques découvrent une protéine qui ralentit le vieillissement : des souris âgées sont devenues plus fortes et en meilleure santé

Publié le 19 mai 2026 705 vues

Des scientifiques ont identifié une protéine qui semble freiner l'inflammation chronique liée au vieillissement. Des souris âgées ayant reçu des niveaux augmentés de cette protéine sont devenues plus fortes, plus énergiques et ont développé des os plus sains que les animaux non traités. La recherche, publiée dans la revue Aging and Disease, ouvre une voie prometteuse vers des thérapies susceptibles d'aider les personnes à rester en meilleure santé plus longtemps.

La protéine au cœur de cette découverte est la tristétrapoline, connue sous le nom de TTP, qui se lie à l'ARN et joue un rôle essentiel dans la régulation des réponses inflammatoires de l'organisme. Chez les individus en bonne santé, la TTP aide à limiter les signaux inflammatoires susceptibles d'endommager les tissus au fil du temps. Cependant, les niveaux de cette protéine tendent à décliner significativement avec l'âge, en particulier dans les cellules immunitaires, rendant l'organisme de plus en plus vulnérable à l'inflammation chronique de faible intensité qui provoque de nombreuses maladies liées au vieillissement.

Pour tester si le maintien des niveaux de TTP pourrait contrecarrer ces effets, les chercheurs ont génétiquement modifié un groupe de souris âgées afin que la protéine reste stable au lieu de décliner. Les résultats ont montré que les souris avec une TTP stabilisée présentaient des niveaux de fragilité physique nettement inférieurs à ceux des animaux non traités du même âge. Les souris traitées ont démontré une plus grande force musculaire, des niveaux d'activité plus élevés et une densité osseuse significativement améliorée.

Ces résultats s'appuient sur des recherches antérieures de l'Imperial College de Londres qui avaient montré que la désactivation d'une protéine inflammatoire apparentée pouvait prolonger l'espérance de vie en bonne santé chez les souris. Ensemble, ces études construisent une image plus claire de la façon dont l'inflammation chronique accélère le vieillissement au niveau cellulaire et comment des interventions ciblées pourraient ralentir ou partiellement inverser ce processus.

Bien que les applications cliniques humaines restent éloignées de plusieurs années, l'équipe de recherche a déclaré que les résultats fournissent une base solide pour développer des médicaments imitant l'effet de niveaux augmentés de TTP chez l'humain. Les sociétés pharmaceutiques ont déjà manifesté leur intérêt pour cette voie thérapeutique. Les chercheurs prévoient de commencer des essais précliniques de composés stabilisant la TTP dans les deux prochaines années.

Sources: ScienceDaily, SciTechDaily, University at Buffalo, Imperial College London, Aging and Disease

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