Donald Trump a annoncé le 27 octobre un assouplissement des contrôles américains du méthane pétrolier et gazier, présenté au Texas comme un allègement pour producteurs et consommateurs. Reuters évoque un projet de l’EPA ; l’annonce ne prouve pas qu’une règle définitive de remplacement soit déjà en vigueur.
Selon Reuters, qui cite un responsable de la Maison-Blanche, le projet allégerait les obligations des petits puits peu productifs et supprimerait un dispositif permettant à des organismes extérieurs de signaler les grandes fuites. Il assouplirait aussi les dispositions visant à éliminer le torchage habituel du gaz. Les règles de l’ère Biden imposaient réparations et inspections régulières.
Les enjeux dépassent les sites de forage. L’EPA désigne les activités pétrolières et gazières comme la principale source industrielle de méthane, puissant gaz à effet de serre, et de composés organiques volatils favorisant le smog. Selon les autorités californiennes, le méthane persiste environ dix ans, d’où l’importance de le réduire pour limiter le réchauffement à court terme.
Au rassemblement, Trump a affirmé que ces changements feraient économiser 45 milliards de dollars aux consommateurs et producteurs d’énergie, rapporte l’Associated Press. Il s’agit d’une affirmation gouvernementale, pas d’économies mesurées. Reuters situe l’annonce dans la lutte contre l’essence chère avant les élections de mi-mandat, sous la pression liée à la guerre en Iran.
Fred Krupp, président de l’Environmental Defense Fund, estime qu’affaiblir les protections récompenserait les exploitants refusant d’éviter le gaspillage et pénaliserait les consommateurs. Dans un communiqué du 27 octobre, l’organisation affirme que de grands groupes du secteur se sont déjà engagés à réduire fortement le méthane. Elle conteste ainsi l’argument économique du gouvernement.
La Californie a présenté une réponse différente. Le bureau du gouverneur Gavin Newsom indique que son programme satellitaire a aidé à résoudre 50 fuites majeures : 20 dans des installations pétrolières et gazières et 30 dans des décharges. Il souligne le lancement récent de Tanager-2 pour étendre la surveillance. Les autorités de l’air précisent que les règles californiennes restent en vigueur malgré les projets fédéraux.
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