Des proches du premier ministre britannique Andy Burnham ont contacté des instituts de recherche et des sondeurs pour évaluer le soutien à un retour du Royaume-Uni dans l’Union européenne, a rapporté The Guardian mercredi 30 septembre. Ces échanges portent sur une éventuelle promesse lors des prochaines élections. Le gouvernement n’a décidé ni de demander l’adhésion ni d’ouvrir des négociations.
Cette démarche suit l’annonce faite mardi par Burnham, au congrès du Parti travailliste à Liverpool, d’un réexamen des relations à long terme avec l’UE. Mercredi, il a cité plusieurs possibilités : maintenir les accords actuels, rejoindre une union douanière, revenir au marché unique ou demander une adhésion complète. Le pays a voté pour quitter l’UE en 2016 et en est officiellement sorti en 2020.
Selon The Guardian, des responsables ont discuté avec des groupes d’analyse et des spécialistes des sondages de la réaction possible des électeurs à une promesse de réadhésion. Certains souhaiteraient proposer au moins des négociations dans un futur programme travailliste. D’autres craignent qu’un tel engagement ne favorise le parti d’opposition Reform UK. Downing Street a précisé au journal que Burnham n’avait pas envisagé cette promesse dans son discours.
À Madrid mercredi, le président français Emmanuel Macron et le chef du gouvernement espagnol Pedro Sánchez ont accueilli favorablement cette possibilité, selon Deutsche Welle. Macron a estimé qu’un rapprochement serait bénéfique aux deux parties, tout en rappelant que Londres ne pourrait choisir uniquement les aspects de l’UE qui lui conviennent. La Commission européenne a indiqué que le Royaume-Uni devait définir sa propre position et qu’elle restait ouverte au dialogue.
Ce choix pourrait peser sur le commerce, la circulation des personnes et le débat électoral britannique. Une union douanière imposerait un alignement sur la politique commerciale européenne, tandis que le marché unique comporte des obligations plus larges, selon The Guardian. Burnham prévoit de présenter les options autour d’un sommet Royaume-Uni–UE attendu en novembre. Ni promesse électorale ni demande d’adhésion n’ont encore été arrêtées.
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