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Les États-Unis achèvent leur retrait militaire d’Irak après douze ans de lutte contre l’EI

Publié le 30 septembre 2026 0 vues

Les États-Unis ont achevé le 30 septembre le retrait de leurs forces et de leur matériel de la base aérienne d’Erbil, dans le nord de l’Irak, mettant fin à leur mission Inherent Resolve dans le pays, selon le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient. Ce départ respecte le calendrier convenu avec Bagdad et confie la responsabilité première de la sécurité irakienne aux forces nationales, tandis que Washington prévoit de maintenir une relation bilatérale de défense.

La mission dirigée par les États-Unis avait commencé en 2014, après la conquête de vastes territoires irakiens par le groupe État islamique. Les soldats américains avaient quitté l’Irak en 2011, après l’invasion de 2003, avant de revenir à l’invitation de Bagdad pour soutenir la lutte contre le groupe. Washington et Bagdad avaient convenu en 2024 d’un retrait progressif de la coalition; les forces ont commencé à quitter leurs bases de l’Irak fédéral en octobre dernier, selon le commandement américain.

La base d’Erbil était le principal centre opérationnel de la coalition et accueillait la majorité des quelque 1 500 militaires américains et alliés participant aux opérations contre l’État islamique, précise ce commandement. La structure militaire chargée de cette campagne reste active, mais son quartier général se trouve désormais en Jordanie. Les forces américaines poursuivront leurs opérations contre le groupe en Syrie avec leurs partenaires de la coalition et le gouvernement syrien.

Le Pentagone continuera de fournir une formation ciblée et un appui en matière de renseignement à ses partenaires irakiens, selon l’Associated Press. Le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi a présenté le transfert comme une nouvelle étape de souveraineté et a assuré que les forces nationales poursuivraient la lutte contre les cellules du groupe. Le président Donald Trump a salué le retrait et l’a décrit comme un succès pour les deux pays, rapporte l’agence.

Ce départ intervient pendant la guerre entre les États-Unis et l’Iran, qui s’est accompagnée d’attaques impliquant des groupes soutenus par Téhéran en Irak. Selon l’Associated Press et Reuters, certains Irakiens se réjouissent de la fin de la présence militaire étrangère, tandis que des responsables et habitants de la région kurde craignent de perdre la défense antiaérienne et l’appui du renseignement. Le commandement américain estime que les forces irakiennes peuvent gérer les menaces intérieures et que ses troupes déployées ailleurs dans la région restent prêtes à intervenir si l’activité de l’État islamique augmente.

Sources: US Central Command, Associated Press, Reuters, Al Jazeera

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