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Les frappes américano-iraniennes s'étendent au Moyen-Orient

Publié le 30 juillet 2026 713 vues

Les États-Unis et l'Iran ont échangé jeudi de nouvelles frappes de missiles, élargissant un conflit de cinq mois dont les effets touchent désormais plusieurs États du Moyen-Orient. Selon l'Associated Press, la Jordanie a intercepté cinq missiles iraniens, tandis que l'armée koweïtienne a indiqué qu'une frappe iranienne avait gravement endommagé le bâtiment d'une entreprise chinoise et tué un employé. Le Commandement central américain a annoncé avoir achevé une importante vague d'attaques contre des cibles iraniennes après une frappe antérieure sur une base américaine en Jordanie.

Le Commandement central a déclaré avoir visé des dizaines de sites liés aux Gardiens de la révolution, notamment des centres de commandement, des installations de missiles et de drones, des systèmes de surveillance côtière et des défenses aériennes. L'agence officielle iranienne IRNA a affirmé qu'une frappe sur l'île de Qeshm, dans le détroit d'Ormuz, avait tué trois personnes et blessé deux autres. L'agence publique jordanienne Petra n'a signalé aucun blessé après les interceptions, pour la deuxième journée consécutive.

Cette escalade a suivi mercredi des frappes américaines et saoudiennes contre des milices soutenues par l'Iran en Irak. D'après l'AP, ces attaques ont tué au moins vingt combattants et six conseillers iraniens. L'Irak a condamné l'opération, précisant qu'elle était intervenue alors que Bagdad enquêtait sur les accusations saoudiennes visant des groupes armés opérant depuis le territoire irakien. Les milices ont nié toute responsabilité, tandis que les Houthis du Yémen, alliés à l'Iran, ont revendiqué séparément des attaques contre des infrastructures énergétiques saoudiennes.

L'Égypte a également subi une possible extension majeure du conflit. Le bureau du premier ministre égyptien a indiqué que les premières constatations attribuaient à un drone les incendies de deux navires de gaz naturel dans le port méditerranéen de Damiette, dont une installation flottante de stockage américaine et un pétrolier grec. Aucun blessé n'a été signalé, aucun groupe n'a revendiqué l'attaque et les Houthis ont nié leur implication. L'AP souligne que l'Égypte, alliée de Washington et médiatrice régionale, avait jusque-là évité une implication militaire directe.

Les combats accentuent aussi la pression sur les routes énergétiques mondiales. Lloyd's List Intelligence a indiqué que le trafic dans le détroit d'Ormuz était passé de 82 navires durant la semaine du 13 au 19 juillet à 39 durant celle du 20 au 26 juillet. En temps de paix, ce passage acheminait environ 20 % du pétrole et du gaz naturel commercialisés. Ambrey a estimé que le trafic dans Bab el-Mandeb avait diminué de 30 % depuis le 21 juillet par rapport à juin, après l'annonce par les Houthis d'un blocus des navires saoudiens.

Le Pakistan, qui joue un rôle de médiateur, a déclaré que les discussions se poursuivaient pour normaliser la situation, notamment autour d'Ormuz, tout en qualifiant les conditions de sécurité de précaires. Selon l'AP, les responsables saoudiens recherchent en même temps une désescalade et avertissent qu'ils ne toléreront pas d'attaques contre leurs infrastructures énergétiques. Les nouveaux tirs, les perturbations maritimes et l'attaque non revendiquée en Égypte compliquent fortement les efforts diplomatiques.

Sources: Associated Press, Jordan News Agency Petra, Kuwait military, U.S. Central Command, Iran's IRNA news agency, Egyptian prime minister's office, Ambrey, Lloyd's List Intelligence

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