Retour à l'accueil Incendie de Crans-Montana : la commune suisse reconnaît des manquements dans les contrôles périodiques du bar Monde

Incendie de Crans-Montana : la commune suisse reconnaît des manquements dans les contrôles périodiques du bar

Publié le 6 janvier 2026 62 vues

La commune de Crans-Montana en Suisse a reconnu des manquements dans les contrôles périodiques de sécurité incendie du bar Le Constellation, où un incendie dévastateur lors de la Saint-Sylvestre a coûté la vie à 40 personnes et fait 116 blessés, dont beaucoup grièvement. Cette admission marque un développement significatif dans l'enquête en cours sur l'une des pires catastrophes suisses en temps de paix.

La tragédie s'est déroulée dans les premières heures du 1er janvier 2026, lorsque le feu s'est déclaré vers 1h30 du matin dans ce bar situé en sous-sol, au cœur de la station de ski alpine de luxe. Les enquêteurs estiment que l'incendie a été déclenché lorsque des bougies scintillantes fixées sur des bouteilles de champagne sont entrées en contact avec des panneaux de mousse acoustique inflammable au plafond, provoquant une propagation rapide des flammes dans l'établissement bondé d'une capacité de 400 personnes.

Selon les médias suisses, les propriétaires du bar ont déclaré n'avoir été contrôlés que trois fois en dix ans, alors que la réglementation exige des contrôles annuels de sécurité incendie. La commune de Crans-Montana est l'autorité responsable de ces inspections obligatoires, ce qui soulève de sérieuses questions sur la surveillance réglementaire dans cette destination touristique prisée.

La reconnaissance des défaillances dans les contrôles intervient alors que le parquet cantonal a ouvert une enquête pénale contre les deux gérants-propriétaires du bar pour suspicion d'homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence. Les experts en sécurité incendie ont critiqué ce qu'ils décrivent comme une combinaison de choix d'économies, de lacunes réglementaires et de défaillances dans l'application qui ont permis à ces conditions dangereuses de persister.

La catastrophe a déclenché une intervention d'urgence sans précédent, avec le déploiement de 10 hélicoptères, 40 ambulances et 150 premiers intervenants sur les lieux. Les unités de soins intensifs de la région du Valais ont rapidement atteint leur capacité maximale, obligeant les autorités à transférer 24 patients gravement blessés vers des hôpitaux en Belgique, France, Allemagne, Italie et Pologne.

Le président de la Confédération suisse a qualifié l'incendie de « l'une des pires tragédies que notre pays ait connues ». Le Conseil fédéral a ordonné la mise en berne des drapeaux sur les bâtiments fédéraux et a décrété une période de deuil national de cinq jours. Une journée nationale de commémoration le 9 janvier sera marquée par une minute de silence et le son des cloches des églises à travers la Suisse à 14h00.

L'enquête continue de se concentrer sur l'utilisation de panneaux acoustiques de qualité inférieure qui ont pris feu rapidement, les experts suggérant qu'une inspection incendie responsable aurait dû exiger leur remplacement. L'affaire a déclenché un débat plus large sur les réglementations de sécurité incendie et leur application dans l'industrie hôtelière suisse.

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