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Khamenei avertit qu'une attaque américaine déclencherait une guerre régionale

Publié le 1 février 2026 377 vues

Le Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a averti dimanche que toute attaque militaire des États-Unis déclencherait une guerre régionale au Moyen-Orient, sa menace la plus directe à ce jour alors que les navires de guerre américains se massent en mer d'Arabie. Les propos du leader de 86 ans ont été tenus lors d'un discours commémorant l'anniversaire de la Révolution islamique, alors que les tensions entre Téhéran et Washington ont atteint leur plus haut niveau depuis des années.

Khamenei a déclaré que les Américains doivent savoir que s'ils déclenchent une guerre cette fois, ce sera une guerre régionale. Il a souligné que l'Iran ne cherche pas à attaquer un quelconque pays, mais a averti que la nation iranienne portera un coup ferme à quiconque l'attaque ou la harcèle. Le Guide suprême a accusé les États-Unis de vouloir dévorer l'Iran et s'emparer de ses ressources pétrolières et gazières, qualifiant les récentes protestations nationales de sédition similaire à un coup d'État.

Le porte-avions USS Abraham Lincoln et les navires de guerre qui l'accompagnent sont positionnés en mer d'Arabie depuis le 23 janvier, envoyés par le président Donald Trump suite à la répression sanglante par l'Iran des manifestations qui ont débuté le 28 décembre à cause de l'effondrement de la monnaie nationale. Le bilan des victimes de la réponse gouvernementale reste contesté, les estimations du rapporteur spécial de l'ONU suggérant qu'il pourrait dépasser 20 000 morts, tandis que des militants basés aux États-Unis ont confirmé 6 713 décès avec des enquêtes en cours sur 17 000 cas supplémentaires.

Dans une escalade significative dimanche, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, a annoncé que Téhéran a désigné toutes les armées de l'Union européenne comme organisations terroristes en représailles à la décision de l'UE de qualifier les Gardiens de la révolution iraniens de groupe terroriste. Qalibaf a décrit les Gardiens de la révolution comme la plus grande barrière à la propagation du terrorisme vers l'Europe, marquant un nouveau creux dans les relations Iran-UE.

Malgré la rhétorique enflammée, les canaux diplomatiques restent ouverts. Le responsable iranien de la sécurité, Ali Larijani, a indiqué que les arrangements structurels pour les négociations progressent, tandis que Trump a déclaré que l'Iran discute sérieusement avec les États-Unis concernant un éventuel accord. Trump a fixé deux lignes rouges : tuer des manifestants pacifiques ou procéder à des exécutions massives de personnes détenues. Les puissances régionales, notamment l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, se sont engagées à ne pas permettre que leur espace aérien ou leur territoire soit utilisé pour des actions militaires contre l'Iran.

Sources: Al Jazeera, NPR, NBC News, CBS News

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