L'Arabie saoudite a bombardé mardi la ville portuaire yéménite de Mukalla après l'arrivée d'une livraison d'armes des Émirats arabes unis destinée aux forces séparatistes, marquant une escalade dramatique des tensions régionales.
L'attaque
La coalition dirigée par l'Arabie saoudite a ciblé le port après l'arrivée de navires de Fujairah avec des dispositifs de suivi désactivés, déchargeant des armes et des véhicules de combat pour les forces du Conseil de transition du Sud (STC).
Réponse des Émirats
Les Émirats arabes unis ont annoncé qu'ils retireraient leurs forces restantes du Yémen, rejetant catégoriquement toute tentative de les impliquer dans les tensions entre les parties yéménites. Le ministère des Affaires étrangères des EAU a déclaré qu'il "rejette catégoriquement toute tentative de l'impliquer dans les tensions entre les parties yéménites".
Ultimatum du Yémen
Le chef du Conseil de direction présidentielle, Rashad al-Alimi, a exigé que toutes les forces émiraties quittent le pays dans les 24 heures, a annulé l'accord de défense conjoint et a déclaré un blocus de 72 heures avec un état d'urgence de 90 jours.
Impact régional
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio s'est entretenu avec le ministre saoudien des Affaires étrangères au sujet des tensions en cours. Cette confrontation représente le conflit le plus grave entre l'Arabie saoudite et les Émirats depuis des décennies, menaçant de raviver la guerre civile au Yémen.
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