Retour à l'accueil La Thaïlande impose un couvre-feu immédiat à Narathiwat après des attaques à la bombe coordonnées sur des stations-service Monde

La Thaïlande impose un couvre-feu immédiat à Narathiwat après des attaques à la bombe coordonnées sur des stations-service

Publié le 11 janvier 2026 77 vues

L'armée thaïlandaise a imposé un couvre-feu immédiat dans la province méridionale de Narathiwat à la suite d'une vague coordonnée d'attaques à la bombe et d'incendies criminels contre des stations-service dans trois provinces frontalières tôt dimanche matin. Les attaques, qui ont visé 11 stations-service PTT à Narathiwat, Yala et Pattani, ont blessé quatre personnes dont un policier et ont constitué l'un des incidents de sécurité les plus importants dans cette région troublée ces derniers mois.

Le général de division Yod-arwut Puengpakdee, commandant de la Force opérationnelle de Narathiwat, a invoqué les pouvoirs en vertu de la loi martiale pour annoncer le couvre-feu, qui interdit aux résidents de quitter leur domicile entre 21h et 5h du matin. La restriction de circulation restera en vigueur jusqu'à nouvel ordre, avec des exceptions examinées au cas par cas uniquement après que les résidents aient demandé l'autorisation aux responsables militaires, policiers ou de l'administration provinciale.

Les attaques coordonnées se sont produites vers 1h du matin dimanche, frappant simultanément cinq stations-service PTT à Narathiwat, quatre à Yala et deux à Pattani. Parmi les blessés figurait un policier du poste de police de Rangae à Narathiwat, qui a été blessé par des éclats d'obus en inspectant les lieux à la station-service de Tanyongmas. Trois membres du public ont également été blessés dans les explosions, bien que les autorités aient confirmé qu'il n'y avait pas eu de décès.

Le Premier ministre Anutin Charnvirakul a annoncé avoir été informé de la situation et a confirmé l'absence de tout décès. Selon le Premier ministre, les agences de sécurité ont évalué que les incidents visaient à envoyer un signal lié aux prochaines élections générales plutôt que d'être des actes de terrorisme visant à causer des victimes de masse. Cependant, cette évaluation n'a pas été vérifiée de manière indépendante, et les médias locaux ont spéculé que les attaques pourraient être liées au conflit séparatiste en cours dans la région.

L'armée thaïlandaise a annoncé une série de mesures de sécurité supplémentaires parallèlement au couvre-feu, notamment un renforcement des contrôles aux points de passage frontaliers entre la Thaïlande et la Malaisie. Ces protocoles de sécurité renforcés reflètent les craintes que les auteurs puissent tenter de fuir à travers la frontière internationale. L'armée a souligné qu'elle prendrait toutes les mesures nécessaires pour préserver l'ordre public et la sécurité dans les zones touchées.

Les trois provinces les plus méridionales de Thaïlande, Narathiwat, Yala et Pattani, connaissent des décennies de violence séparatiste, les musulmans malais ethniques cherchant une plus grande autonomie par rapport à l'État thaïlandais à majorité bouddhiste. Le conflit a fait des milliers de morts depuis son intensification en 2004, et les attaques périodiques contre les infrastructures et les forces de sécurité restent courantes malgré les négociations de paix en cours entre le gouvernement et les groupes insurgés.

Le timing des attaques, juste avant les élections générales en Thaïlande, a soulevé des inquiétudes quant à d'éventuelles tentatives d'influencer le processus politique ou de démontrer la capacité opérationnelle continue des insurgés. Les analystes de sécurité ont noté que le ciblage des stations-service représente un changement de tactique, car de telles attaques perturbent la vie quotidienne et l'activité économique tout en évitant la confrontation directe avec les forces militaires.

Sources: Bangkok Post, Xinhua, The Star Malaysia, Malay Mail, Nation Thailand

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