Retour à l'accueil Trump menace de taxer les vins et champagnes français à 200 % après le refus de la France de rejoindre le Conseil de paix Politique

Trump menace de taxer les vins et champagnes français à 200 % après le refus de la France de rejoindre le Conseil de paix

Publié le 20 janvier 2026 319 vues

Le président Donald Trump a menacé d'imposer un tarif douanier de 200 pour cent sur les vins et champagnes français après que le président Emmanuel Macron a indiqué que la France déclinerait l'invitation à rejoindre l'initiative du Conseil de paix de Trump. Cette menace marque une escalade significative des tensions transatlantiques alors que les États-Unis cherchent à faire pression sur leurs alliés européens pour qu'ils soutiennent leur nouveau cadre diplomatique mondial.

La confrontation a émergé après qu'un porte-parole du président Macron a annoncé lundi que la France entend décliner sa participation au Conseil de paix. Selon les responsables français, les statuts du conseil prévu dépassent le cadre de la bande de Gaza et soulèvent des questions importantes concernant le respect des principes et de la structure des Nations Unies, que Paris estime ne devoir en aucun cas être remis en question.

Trump a répondu avec sa franchise caractéristique lorsqu'on lui a demandé lors d'une conférence de presse le refus rapporté de Macron. Il a rejeté le président français, déclarant que personne ne veut de lui parce qu'il sera bientôt hors fonction, faisant référence à la fin du mandat de Macron en mai 2027. Trump a ensuite lancé sa menace tarifaire, déclarant qu'il imposerait un droit de 200 pour cent sur les vins et champagnes français, ajoutant que même si Macron n'est pas obligé de rejoindre le conseil, la pression économique changerait probablement sa position.

Le Conseil de paix, approuvé par le Conseil de sécurité des Nations Unies en novembre 2025, a été initialement conçu pour superviser le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, mais s'est depuis élargi pour traiter les conflits mondiaux. Selon sa charte proposée, Trump en serait le président avec le dernier mot sur toutes les décisions, tandis que les pays cherchant une adhésion permanente seraient tenus de contribuer un milliard de dollars. Des invitations ont été envoyées à des dirigeants dont le président russe Vladimir Poutine, le Premier ministre britannique Keir Starmer et le Premier ministre indien Narendra Modi.

La France n'est pas seule dans sa réticence à participer. Le Royaume-Uni, la Suède, les Pays-Bas, l'Allemagne et le Canada s'apprêteraient à rejoindre la France pour décliner de participer à la cérémonie de signature prévue jeudi au Forum économique mondial de Davos. Cette résistance européenne coordonnée suggère une inquiétude croissante quant aux implications de l'initiative pour la diplomatie multilatérale traditionnelle.

Les responsables français ont souligné que leur pays reste pleinement engagé en faveur d'un cessez-le-feu à Gaza et d'une perspective politique crédible pour les Palestiniens et les Israéliens. Cependant, ils ont insisté sur le fait que la France continuera à défendre un multilatéralisme efficace et l'ordre international établi. L'industrie du vin et du champagne représente une part importante des exportations agricoles françaises, faisant de la menace tarifaire de Trump une arme économique ciblée.

Le différend ajoute une nouvelle dimension à la relation commerciale complexe entre les États-Unis et l'Union européenne, déjà mise à rude épreuve par les précédentes batailles tarifaires sur l'acier, l'aluminium et le whisky. Les viticulteurs européens ont exprimé leur inquiétude face aux droits potentiels, qui pourraient dévaster les exportations vers le marché américain, l'une des destinations les plus lucratives pour les boissons de luxe françaises.

Sources: CNBC, Bloomberg, Haaretz, Newsmax, ABC News, Reuters