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Le Royaume-Uni subit sa troisième canicule de 2026, des records tombent et le Met Office prévoit encore de la chaleur

Publié le 12 juillet 2026 699 vues

Le Royaume-Uni subit sa troisième canicule de 2026, et les prévisionnistes ont averti que cet épisode de chaleur se maintiendrait durant une bonne partie de la semaine à venir. Ce week-end, le Met Office s'attendait à des températures culminant autour de 35 à 36 degrés Celsius jeudi ou vendredi, prolongeant un été qui a déjà produit une série de relevés exceptionnels à travers le pays.

L'épisode actuel a fait basculer 2026 dans le domaine des records. Le 9 juillet, une température de 35,5 degrés Celsius a été relevée à Wisley, dans le Surrey, ce qui, selon le Met Office, constituait le huitième jour de l'année à dépasser 34 degrés, un nouveau record national du plus grand nombre de telles journées au cours d'une même année civile. Ce seuil a souligné la fréquence à laquelle la chaleur extrême est revenue ces derniers mois.

L'Agence britannique de sécurité sanitaire a étendu des alertes chaleur-santé à toute l'Angleterre à mesure que les températures grimpaient, avec des avertissements en vigueur jusqu'au milieu du mois. Les autorités ont exhorté la population à prendre des nouvelles des voisins âgés et vulnérables, à s'hydrater et à éviter les activités intenses aux heures les plus chaudes, rappelant que la chaleur prolongée pèse davantage sur les hôpitaux et les services d'urgence.

La canicule britannique s'inscrit dans un schéma plus large de températures extrêmes qui a saisi une grande partie de l'Europe et de l'Amérique du Nord au printemps et en été, faisant tomber des records sur les deux continents. Des autorités sanitaires ailleurs ont déjà relié des épisodes de chaleur antérieurs à une forte hausse des décès en excès, rappel que la chaleur figure parmi les dangers météorologiques les plus mortels et les moins visibles.

Les scientifiques ont conclu à maintes reprises que le changement climatique d'origine humaine rend les canicules plus fréquentes, plus intenses et plus longues, transformant des événements autrefois rares en caractéristiques régulières de l'été européen. Les prévisionnistes ont aussi pointé le développement d'El Nino dans le Pacifique, projeté parmi les plus puissants jamais enregistrés, comme un facteur amplifiant les températures mondiales pour le reste de l'année.

À mesure que la chaleur monte vers son pic attendu, l'attention se tourne vers la pression sur les réserves d'eau, les réseaux de transport et l'agriculture, ainsi que sur le risque accru d'incendies sur des terres desséchées. Les météorologues ont averti que, même si cet épisode finira par se rompre, la tendance de fond annonce des étés plus chauds et plus persistants, accentuant la pression sur les gouvernements et les collectivités pour s'adapter à un climat qui se réchauffe.

Sources: Met Office, UK Health Security Agency, BBC News, Carbon Brief, The Guardian

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