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L'ONU distingue trois programmes phares de restauration des terres

Publié le 27 août 2026 0 vues

Les Nations unies ont reconnu mercredi trois programmes de restauration des écosystèmes au Brésil, au Sahel et en Arabie saoudite comme initiatives phares mondiales, mettant en avant des projets qui visent ensemble à restaurer près de 5 millions d'hectares d'ici 2030. Les distinctions ont été remises lors de la COP17 de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification à Oulan-Bator, en Mongolie, où les gouvernements examinent les liens entre terres dégradées, sécheresse, alimentation et stabilité économique.

Le Programme des Nations unies pour l'environnement et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture dirigent conjointement ces prix dans le cadre de la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes, prévue de 2021 à 2030. Selon le PNUE, les trois programmes soutiennent l'engagement international de restaurer 1 milliard d'hectares pendant cette décennie. Ils rejoignent 24 lauréats antérieurs, portant le réseau reconnu à 27 initiatives suivies par le Cadre de suivi de la restauration des écosystèmes.

Au Brésil, l'initiative Araticum réunit plus de 180 organisations, peuples autochtones, communautés locales, agriculteurs, chercheurs et institutions publiques dans neuf États afin de restaurer la savane du Cerrado. En juin 2026, les travaux concernaient plus de 27 000 hectares et utilisaient des semences recueillies auprès de plus de 150 espèces végétales indigènes. La régénération naturelle, le semis direct et l'agroforesterie doivent permettre d'étendre la restauration à 2 millions d'hectares d'ici 2030.

Le Programme national de verdissement de l'Arabie saoudite avait placé 1 million d'hectares en restauration et planté 159 millions d'arbres en juin, d'après le PNUE. Pour 2030, il prévoit de restaurer 2,5 millions d'hectares, de planter 215 millions d'arbres et de créer jusqu'à 187 000 emplois. Il associe reboisement, pâturage contrôlé, réintroduction d'animaux sauvages, collecte des eaux de pluie et utilisation d'eaux usées traitées dans les déserts, forêts, pâturages, villes et écosystèmes côtiers.

L'Initiative intégrée pour la résilience au Sahel intervient au Burkina Faso, au Tchad, au Mali, en Mauritanie et au Niger, où les conflits et le climat aggravent la dégradation des terres et l'insécurité alimentaire. Dirigée par le Programme alimentaire mondial, elle avait restauré plus de 335 000 hectares en juin et vise 470 000 hectares en 2030. Le PNUE indique que la gestion des sols et de l'eau, l'aide aux moyens de subsistance et les repas scolaires ont bénéficié à plus de 4 millions de personnes, dont des réfugiés venus du Soudan.

La directrice exécutive du PNUE, Inger Andersen, a estimé que des terres saines peuvent protéger les systèmes alimentaires face au changement climatique, à la sécheresse, à la désertification et aux tensions géopolitiques. Le directeur général de la FAO, Qu Dongyu, a relié la restauration aux objectifs alimentaires, biologiques et fonciers. La Convention estime que la dégradation touche déjà jusqu'à 40 % des terres mondiales. La COP17 se poursuit jusqu'au 28 août, avec les délégués de 197 parties qui cherchent à financer et élargir les méthodes éprouvées.

Sources: United Nations Environment Programme, United Nations Convention to Combat Desertification

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