Retour à l'accueil Les États-Unis et l'Iran échangent des frappes pour le deuxième jour alors que Téhéran ferme le détroit d'Ormuz Politique

Les États-Unis et l'Iran échangent des frappes pour le deuxième jour alors que Téhéran ferme le détroit d'Ormuz

Publié le 11 juin 2026 665 vues

Les États-Unis et l'Iran ont échangé des frappes militaires pour un deuxième jour consécutif les 10 et 11 juin, escaladant dramatiquement un conflit qui a ébranlé les marchés mondiaux et suscité des craintes d'une guerre régionale plus large. Le Commandement central américain a lancé des frappes supplémentaires à 17h15 heure de l'Est contre de multiples cibles militaires iraniennes, des explosions étant signalées à travers l'Iran dans les premières heures du 11 juin. Les frappes visaient des systèmes de défense aérienne, des sites de lancement de missiles et des installations de commandement militaire, selon de hauts responsables du Pentagone ayant informé les journalistes mercredi soir.

L'Iran a répondu avec force en tirant des missiles balistiques contre le quartier général de la Cinquième Flotte américaine à Bahreïn ainsi que contre des bases aériennes américaines au Koweït et en Jordanie. Les médias d'État iraniens ont affirmé que plusieurs missiles avaient atteint leurs cibles, bien que les responsables américains aient déclaré que la plupart des projectiles entrants avaient été interceptés par les systèmes de défense aérienne. Cet échange représente la confrontation militaire directe la plus intense entre Washington et Téhéran depuis le début du conflit déclenché par les frappes aériennes conjointes américano-israéliennes sur l'Iran le 28 février.

Dans une escalade significative aux implications économiques mondiales, l'Iran a annoncé la fermeture complète du détroit d'Ormuz à tout trafic maritime. Ce passage étroit entre l'Iran et Oman sert de point de transit pour environ un cinquième de l'approvisionnement mondial quotidien en pétrole. Le Commandement central américain a contesté cette fermeture, maintenant que la voie navigable restait ouverte et que les forces navales américaines continueraient à assurer la liberté de navigation. Cependant, plusieurs compagnies maritimes ont signalé le déroutement de pétroliers loin du détroit, et les primes d'assurance pour les navires transitant par le golfe Persique ont atteint des niveaux records.

Le président Trump s'est adressé à la nation depuis la Maison Blanche, promettant de frapper l'Iran très durement ce soir et annonçant des plans pour s'emparer de l'île de Kharg, principal hub d'exportation pétrolière de l'Iran, ainsi que d'autres infrastructures pétrolières essentielles. L'île gère environ 90 pour cent des exportations de pétrole brut iranien et constitue la bouée de sauvetage économique du gouvernement iranien. Les analystes militaires ont noté que toute tentative de s'emparer de l'île représenterait une opération terrestre et navale majeure aux conséquences imprévisibles pour le marché énergétique mondial.

L'escalade a pris un tournant tragique lorsque trois ressortissants indiens ont été tués après que les forces militaires américaines eurent ouvert le feu sur un pétrolier battant pavillon des Palaos au large des côtes d'Oman. Le navire était soupçonné de transporter du pétrole brut iranien en violation des sanctions. Le gouvernement indien a convoqué l'ambassadeur américain pour exiger des explications, et l'incident a suscité de vives critiques de plusieurs nations qui ont réclamé une enquête immédiate sur l'usage de la force contre un navire civil.

Les hostilités actuelles représentent la phase la plus dangereuse du conflit qui a débuté avec les frappes aériennes coordonnées américano-israéliennes sur les installations nucléaires et militaires iraniennes fin février. Depuis lors, les deux camps se sont livrés à des attaques de représailles qui se sont progressivement intensifiées. Les efforts diplomatiques menés par la Chine et plusieurs nations européennes n'ont pas réussi à produire un cessez-le-feu, et le Conseil de sécurité des Nations Unies reste dans l'impasse sur cette crise. Les marchés de l'énergie ont réagi vivement, les contrats à terme sur le pétrole brut dépassant 130 dollars le baril.

Sources: NPR, NBC News, ABC News, Radio Free Europe

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