Le créateur de contenu français Jojo Sucre, de son vrai nom Steven, se trouve au centre d'une polémique massive sur les réseaux sociaux après que des images d'un live sur YouTube l'ont montré agressant violemment sa propre mère. L'incident, diffusé en direct depuis le domicile familial devant des milliers de spectateurs, a montré le youtubeur aux 124 000 abonnés traînant sa mère au sol et la frappant à plusieurs reprises. L'authenticité des images a été confirmée par BFM Tech, la division technologique de la chaîne française BFM TV.
L'agression s'est produite au cours d'un livestream habituel sur la chaîne du créateur, principalement connue pour du contenu gaming, des vlogs et des interactions avec les spectateurs. De nombreux témoins qui suivaient la diffusion en temps réel ont décrit des scènes d'une violence extrême, le direct se poursuivant sans interruption malgré la détresse visible. Des extraits et des descriptions de l'incident se sont rapidement propagés sur les plateformes de réseaux sociaux, notamment X, TikTok et divers forums en ligne, déclenchant une vague de choc et d'indignation parmi les internautes qui ont réclamé des mesures immédiates.
YouTube a été alerté par Punisher, un vidéaste d'investigation français spécialisé dans la dénonciation des dérives sur les réseaux sociaux. À la suite du signalement, YouTube a supprimé le replay du direct et a publié une déclaration confirmant que la vidéo n'était plus en ligne et que ses équipes spécialisées étudiaient la situation. Toutefois, la décision de maintenir la chaîne de Jojo Sucre active malgré la gravité des faits reprochés a suscité de vives critiques, des milliers d'utilisateurs lançant des campagnes de signalement massif pour exiger la suspension définitive du compte.
Jojo Sucre, qui compte également environ 210 000 abonnés sur TikTok, n'a publié aucune déclaration publique ni aucune excuse depuis que l'incident a éclaté. Aucun démenti ni aucun message de clarification n'est apparu sur ses réseaux sociaux. Selon plusieurs sources, il a repris ses diffusions sur la plateforme dès le samedi soir, quelques jours seulement après l'épisode violent, attisant davantage la colère du public. Son silence a été largement condamné par d'autres créateurs de contenu et commentateurs des réseaux sociaux qui l'ont appelé à assumer la responsabilité de ses actes.
L'incident a relancé le débat en France sur la responsabilité des plateformes face aux contenus montrant des violences domestiques ou des maltraitances. Si YouTube a pris la mesure initiale de supprimer la vidéo en question, les critiques estiment que la plateforme aurait dû agir plus rapidement pour suspendre entièrement la chaîne. En ce dimanche, aucune information n'a filtré concernant une éventuelle enquête policière ou une plainte liée à l'agression. L'affaire met en lumière la tension croissante entre la culture du contenu provocateur en direct et le devoir des plateformes de protéger les personnes vulnérables contre des actes de violence diffusés devant un public de masse.
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