Retour à l'accueil Israël et le Liban ouvrent à Rome de nouveaux pourparlers sur le retrait du Sud Monde

Israël et le Liban ouvrent à Rome de nouveaux pourparlers sur le retrait du Sud

Publié le 4 août 2026 254 vues

Des responsables israéliens et libanais se sont réunis à Rome mardi 4 août pour une nouvelle série de pourparlers sous médiation américaine, consacrée à l'application d'un cadre prévoyant le retrait militaire israélien du sud du Liban et le déploiement des forces de l'État libanais. Cette session de trois jours intervient alors que Beyrouth demande une nouvelle zone pilote où les troupes israéliennes partiraient et où l'armée libanaise prendrait le contrôle, selon l'Associated Press.

Un diplomate informé des négociations a indiqué à l'AP que Beyrouth proposait Khiam ou Bint Jbeil pour la prochaine zone pilote. Ces secteurs limités doivent permettre de vérifier si l'armée libanaise peut sécuriser le territoire restitué, retirer les armes non autorisées et étendre l'autorité de l'État pendant la recherche d'un dispositif plus large. Les discussions sont techniques et ne constituent pas, à elles seules, un accord de paix définitif.

Le processus actuel découle d'un cadre négocié par les États-Unis et annoncé le 26 juin. Selon ce plan, Israël doit se retirer progressivement des parties occupées du sud du Liban, tandis que le Liban doit œuvrer au désarmement du Hezbollah, mouvement armé soutenu par l'Iran. Reuters a rapporté en juillet la reprise à Rome de contacts directs, canal exceptionnel entre deux pays sans relations diplomatiques et toujours officiellement en guerre.

Les négociations ont commencé alors que les destructions se poursuivent sur le terrain. Le Monde a rapporté que les forces israéliennes avaient procédé à de nouvelles démolitions à l'explosif avant la session, notamment dans des localités d'une bande occupée représentant environ 6 % du sud du Liban selon le journal. Ces opérations, ainsi que le rythme et le lieu des retraits, restent des sujets essentiels pour Beyrouth et les habitants qui espèrent rentrer chez eux.

Le conflit engagé en mars a tué plus de 4 000 personnes au Liban et déplacé des centaines de milliers d'habitants, selon des chiffres libanais cités par l'AP. Exclu des discussions, le Hezbollah a rejeté le cadre, ce qui crée un obstacle majeur puisque le plan lie le retrait israélien à l'élimination des armes du groupe. Israël exige des garanties de sécurité pour tout repli, tandis que le Liban affirme que sa souveraineté impose la fin de l'occupation israélienne.

La série de Rome doit se poursuivre jusqu'au 6 août. Le premier indicateur de progrès sera un éventuel accord sur le lieu, le calendrier et les règles de sécurité d'une nouvelle zone pilote. Même un compromis limité pourrait permettre le retour de davantage de civils et renforcer le rôle de l'armée libanaise, mais son application dépendra de la situation frontalière et du règlement des désaccords sur le retrait et le désarmement.

Sources: Associated Press, Reuters, Le Monde, U.S. Department of State

Commentaires