L’Arabie saoudite a annoncé le 17 septembre que les débris d’un drone houthi intercepté avaient tué un résident yéménite à Taïf et blessé deux personnes. Selon The National, c’est le premier décès annoncé dans le royaume depuis la reprise des attaques du groupe soutenu par l’Iran ce mois-ci, sur fond d’extension des combats au Yémen voisin.
Les blessés sont une Saoudienne et un résident pakistanais dans un état critique, selon le communiqué de la défense civile relayé par Saudi Gazette. Les débris ont aussi endommagé des bâtiments et des véhicules. L’agence a indiqué avoir appliqué les procédures d’urgence ; l’Associated Press précise que le communiqué ne donne pas l’heure exacte de l’incident.
L’affrontement s’accompagne d’une accusation saoudienne contestée selon laquelle les Houthis ont tenté de viser La Mecque. Le groupe nie avoir ciblé la ville sainte, selon AP et The National. Riyad soutient le gouvernement yéménite reconnu internationalement ; les Houthis contrôlent Sanaa et une grande partie du pays. Selon The National, les combats avaient diminué après la trêve de 2022, avant leur forte reprise récente.
Reuters a rapporté jeudi que des Yéménites fuyaient en bateau par la mer Rouge. Citant l’Organisation internationale pour les migrations, l’agence fait état de plus de 100 000 déplacés par les derniers combats, surtout à l’intérieur du Yémen. Un homme arrivé en Afrique a expliqué avoir quitté son village après l’arrivée de combattants, le début des frappes aériennes et la fermeture des magasins, sans nourriture à acheter.
L’escalade menace les routes pétrolières et les civils. Selon Reuters, l’avancée houthie sur la côte de la mer Rouge et les îles voisines compromet l’itinéraire alternatif du pétrole du Golfe par le détroit de Bab el-Mandeb. L’oléoduc saoudien Est-Ouest reste fermé après une attaque la semaine précédente qui, selon Riyad, provenait d’Irak, réduisant encore les possibilités d’exportation du royaume.
Bahreïn, la Jordanie et le Koweït ont condamné jeudi l’attaque meurtrière de Taïf, selon AP. Le ministre égyptien des Affaires étrangères a rejeté les attaques contre l’Arabie saoudite et le Pakistan a exprimé son inquiétude. Selon AP, le royaume doit choisir entre une riposte militaire accrue et une voie diplomatique alors que les attaques transfrontalières continuent.
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