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Le bilan planétaire constate le dépassement de sept limites sur neuf

Publié le 22 septembre 2026 9 vues

Sept des neuf limites planétaires utilisées par les scientifiques pour évaluer la stabilité de la Terre se trouvent désormais hors de la zone de fonctionnement jugée sûre, et la pression sur chacune d'elles atteint son niveau le plus élevé dans cette évaluation, selon le Planetary Health Check 2026 publié le 21 septembre. Ce rapport de 120 pages, produit par le laboratoire des limites planétaires de l'Institut de Potsdam pour la recherche sur les effets du climat, en Allemagne, réunit les travaux de plus de 60 scientifiques.

Ce cadre suit des processus physiques et chimiques interdépendants et ne prédit pas une date d'effondrement mondial. Les limites franchies concernent le changement climatique, l'intégrité de la biosphère, la transformation des terres, l'évolution de l'eau douce, la modification des flux d'azote et de phosphore, les substances nouvelles créées par l'être humain et l'acidification des océans. Selon le rapport, cette dernière est devenue en 2025 la septième limite à dépasser le seuil évalué.

Seuls l'appauvrissement de l'ozone stratosphérique et la charge atmosphérique en aérosols restent dans la zone sûre à l'échelle mondiale et se sont améliorés au cours de la dernière décennie. Les auteurs préviennent toutefois que le résultat mondial sur les aérosols peut masquer une pollution dangereuse dans certaines régions. Scientific American rapporte que le dioxyde de carbone atmosphérique a atteint le record de 426 parties par million, contre environ 280 avant l'industrialisation et une limite sûre proposée de 350.

L'évaluation relie la dégradation des indicateurs aux observations faites sur les continents et dans les océans. La chaleur contenue dans l'océan mondial a établi un record en 2025, tandis qu'environ 84,4 % des récifs coralliens de la planète ont subi un stress thermique capable de provoquer leur blanchissement entre janvier 2023 et septembre 2025. Le document cite aussi les 6,9 millions de personnes touchées par les inondations de mousson au Pakistan en 2025, ainsi que les records de chaleur, les sécheresses et les incendies observés dans plusieurs régions en 2026.

Une attention particulière porte sur l'affaiblissement des puits naturels de carbone. La végétation et les sols absorbent une part importante des émissions humaines de dioxyde de carbone, mais la répétition des chaleurs, sécheresses, incendies et dommages écologiques peut réduire cette absorption ou transformer certains écosystèmes en sources de carbone. L'auteur principal Boris Sakschewski estime que les observations font craindre que les modèles surestiment la résistance du puits terrestre dont dépendent les trajectoires vers la neutralité carbone.

Les auteurs soulignent que franchir une limite ne signifie pas une catastrophe immédiate ou inévitable; cela indique une zone de risque croissant à mesure que les conditions s'éloignent de l'environnement relativement stable dans lequel les sociétés se sont développées. Le rapport réclame une action coordonnée plus rapide sur les neuf systèmes, tandis que des scientifiques associés à sa publication demandent des présentations annuelles sur la science planétaire aux Nations unies. Les prochains bilans montreront si la baisse des émissions, la protection des écosystèmes et la maîtrise de la pollution inversent les tendances.

Sources: Planetary Health Check 2026, Potsdam Institute for Climate Impact Research: https://doi.org/10.48485/pik.2026.25 ; Associated Press: https://apnews.com/article/climate-change-un-fuel-ai-renewables-f3208930e39c7d233bdc24315065dcd2 ; Scientific American: https://www.scientificamerican.com/article/9-boundaries-keep-earth-livable-weve-breached-7-of-them/

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