Retour à l'accueil Des scientifiques de Stanford découvrent comment Alzheimer trompe le cerveau pour effacer les souvenirs Santé

Des scientifiques de Stanford découvrent comment Alzheimer trompe le cerveau pour effacer les souvenirs

Publié le 26 janvier 2026 259 vues

Des chercheurs de l'Université Stanford ont découvert un mécanisme moléculaire crucial qui explique comment la maladie d'Alzheimer détruit les souvenirs, révélant que l'amyloïde bêta et l'inflammation cérébrale convergent vers un seul récepteur qui signale aux neurones d'élaguer leurs propres connexions. Cette découverte révolutionnaire, publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, offre une nouvelle cible prometteuse pour le traitement.

L'étude dirigée par Carla Shatz, professeure de la famille Sapp au Wu Tsai Neurosciences Institute, a identifié le récepteur LilrB2 comme la voie commune par laquelle les plaques amyloïdes bêta et les molécules inflammatoires déclenchent la perte de mémoire. La chercheuse Barbara Brott a découvert que la protéine C4d de la cascade du complément, auparavant considérée comme sans fonction, se lie à ce récepteur avec une haute affinité et arrache activement les synapses des neurones.

Dans des expériences où le C4d a été injecté dans des cerveaux de souris saines, la protéine a provoqué une perte synaptique dramatique, démontrant que les neurones ne sont pas des victimes passives dans la progression d'Alzheimer. Shatz a souligné cette découverte, affirmant que les neurones sont des participants actifs à leur propre destruction plutôt que des spectateurs innocents attaqués par des forces externes.

La découverte remet en question les approches thérapeutiques actuelles qui se concentrent principalement sur la destruction des plaques amyloïdes. Shatz a noté que les médicaments actuels approuvés par la FDA pour Alzheimer ciblant les plaques ont montré une efficacité limitée et comportent des effets secondaires significatifs incluant maux de tête et saignements cérébraux. La nouvelle recherche suggère que cibler directement des récepteurs comme LilrB2 pour protéger les synapses pourrait s'avérer beaucoup plus efficace.

Cette percée a des implications significatives pour les plus de 55 millions de personnes dans le monde vivant avec une démence, dont la majorité souffre de la maladie d'Alzheimer. En identifiant l'interrupteur moléculaire qui déclenche l'élagage synaptique, les chercheurs ont ouvert une nouvelle voie pour développer des thérapies qui pourraient préserver la mémoire en bloquant cette voie destructrice.

Sources: ScienceDaily, Stanford University Wu Tsai Neurosciences Institute, Proceedings of the National Academy of Sciences

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