Retour à l'accueil Une étude recense plus de 107 000 espèces sauvages utilisées ou commercialisées Environnement

Une étude recense plus de 107 000 espèces sauvages utilisées ou commercialisées

Publié le 31 octobre 2026 11 vues

Une étude mondiale publiée le 30 octobre dans Science Advances estime à 107 356 le nombre d'espèces sauvages utilisées ou commercialisées, contre environ 50 000 auparavant. Dirigée par Alice Hughes, de l'université de Melbourne en Australie, elle souligne que les lacunes des données masquent les pressions sur la biodiversité.

L'équipe a examiné des programmes de suivi et des bases internationales, nationales et régionales. Le total englobe animaux, plantes et champignons, y compris des usages non commerciaux. Yonhap précise que toutes ces espèces ne font pas l'objet d'un commerce international confirmé. L'étude élargit les connaissances sans démontrer un doublement soudain du commerce.

Le résumé scientifique relève jusqu'à 47 685 espèces animales ; les vertébrés concernés représentent 42 % des espèces de vertébrés décrites. La plupart des pays manquent de relevés systématiques pour les espèces absentes de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, ou CITES. La base américaine constitue une exception importante.

Dans le communiqué universitaire publié par Phys.org, Hughes explique que ce commerce dépasse l'ivoire et les produits illicites connus. Il comprend bois, produits de la mer, plantes médicinales, animaux de compagnie, fleurs et champignons, souvent vendus légalement. La présence d'une espèce dans l'étude ne prouve donc ni activité criminelle ni exploitation non durable.

Selon les chercheurs, le manque d'informations sur les quantités, les origines et les populations sauvages empêche d'évaluer les menaces pour leur survie. Les différences de suivi limitent aussi les comparaisons entre pays. Ils avertissent que les indicateurs de conservation reflètent mal la diversité concernée lorsque seule une faible part des espèces est suivie.

L'équipe propose d'harmoniser les relevés et de les partager entre pays, même pour les espèces hors CITES. Selon Hughes, les procédures douanières et les contrôles sanitaires des animaux pourraient fournir des données comparables. Ces propositions aideraient à évaluer la durabilité : ce sont des recommandations scientifiques, pas un nouveau système mondial déjà adopté.

Sources: University of Melbourne via Phys.org: https://phys.org/news/2026-10-global-wildlife-previous-species-major.html ; Science Advances abstract via Life Science Network: https://www.lifescience.net/publications/2279789/the-true-scale-of-global-wildlife-trade-is-obscure/ ; Yonhap: https://www.yna.co.kr/amp/view/AKR20261029211600017

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