La Cour suprême des États-Unis a rendu une décision historique par six voix contre trois, confirmant que les États ont le pouvoir constitutionnel d'interdire aux femmes et filles transgenres de participer aux équipes sportives féminines dans les établissements scolaires recevant des financements publics. Cette décision, prononcée le 1er juillet 2026, représente l'une des décisions les plus significatives concernant les droits des personnes transgenres dans l'histoire du pays. Le juge Brett Kavanaugh a rédigé l'opinion majoritaire, affirmant que les États possèdent des intérêts légitimes pour garantir la sécurité et l'équité dans les compétitions sportives féminines.
Les affaires à l'origine de cette décision provenaient de l'Idaho et de la Virginie-Occidentale, deux des 27 États qui interdisent actuellement aux élèves transgenres de participer aux équipes sportives féminines. Les audiences orales avaient eu lieu en janvier 2026, au cours desquelles les juges avaient entendu les arguments des représentants juridiques des deux parties. L'opinion majoritaire de Kavanaugh a souligné que les différences biologiques entre les athlètes masculins et féminins créent des disparités en termes de force, de vitesse et d'endurance que les États sont en droit de réglementer.
Un élément crucial de cette décision est qu'elle autorise mais n'impose pas les interdictions étatiques concernant les athlètes transgenres dans le sport féminin. Les États ayant déjà adopté de telles prohibitions bénéficient désormais du soutien de la Cour suprême pour les appliquer, mais la décision n'oblige pas les États sans interdictions existantes à en adopter de nouvelles. Cette distinction signifie que le paysage juridique continuera de varier considérablement d'un État à l'autre.
Les réactions à cette décision ont été profondément divisées. Les partisans, notamment de nombreux législateurs conservateurs et des groupes de défense du sport féminin, ont salué la Cour pour avoir protégé l'intégrité des compétitions féminines. Les opposants, y compris les organisations de défense des droits LGBTQ+ et les groupes de libertés civiles, ont condamné cette décision comme un recul dévastateur pour la jeunesse transgenre. Le bureau du gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a déclaré que cette décision n'affecterait pas les lois californiennes protégeant les droits des personnes transgenres.
La décision a également relancé les discussions sur le rôle de la science médicale dans l'élaboration des politiques publiques, avec des experts proposant des avis divergents sur l'impact de l'hormonothérapie sur les performances sportives. Les grandes organisations sportives, y compris la NCAA, devraient réexaminer leurs propres règles d'éligibilité à la lumière de cette décision. Les groupes de défense des droits des personnes transgenres ont promis de poursuivre les protections législatives au niveau étatique et d'explorer d'autres voies juridiques, tandis que les partisans des interdictions réclament une législation fédérale plus large.
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