Un hôpital de Toulouse a été partiellement évacué et des démineurs ont été appelés au bloc opératoire après que des chirurgiens ont découvert un obus de la Première Guerre mondiale coincé dans le rectum d'un patient. L'homme de 24 ans est arrivé au CHU de Rangueil vers 2 heures du matin dans la nuit du 31 janvier au 1er février, se plaignant de fortes douleurs pelviennes sans révéler initialement la nature de son problème.
Le personnel médical préparant le patient pour l'opération a été stupéfait de découvrir un obus allemand de 37 mm datant de 1918, mesurant environ 16 centimètres de long et 4 centimètres de diamètre. Cette découverte a déclenché des protocoles d'urgence immédiats, avec des pompiers, des policiers et des démineurs militaires se précipitant vers l'hôpital. Un périmètre de sécurité a été établi autour du bâtiment alors que la situation se déroulait en pleine nuit.
Les démineurs sont arrivés vers 1h40 du matin et ont travaillé aux côtés des chirurgiens dans une collaboration sans précédent entre personnel médical et militaire. Après une extraction minutieuse, les experts en explosifs ont examiné la munition centenaire et ont déterminé qu'elle avait été démilitarisée et ne présentait aucun risque d'explosion. Les pompiers ont confirmé que l'engin avait été neutralisé et qu'il n'y avait plus de danger pour le patient ou le personnel hospitalier.
Selon le média local Actu Toulouse, le jeune homme aurait consommé de la drogue avant l'incident. L'obus appartenait apparemment à sa famille et avait été démilitarisé, bien qu'il fût seul au moment des faits et se soit rendu à l'hôpital par ses propres moyens. Le patient reste hospitalisé et devrait être entendu par la police cette semaine concernant d'éventuelles infractions à la législation sur les armes.
Le parquet envisage des poursuites contre le jeune homme de 24 ans pour détention de munitions de catégorie A, strictement réglementées en France. Le CHU de Rangueil a refusé de commenter l'affaire, invoquant le secret médical. Il s'agit du deuxième incident de ce type en France ces dernières années, après un cas similaire en décembre 2022 où un homme de 88 ans s'était présenté à l'hôpital Sainte-Musse de Toulon avec un obus de 14-18 de 20 centimètres coincé dans le rectum. De tels obus refont régulièrement surface lors de la récolte de fer annuelle, lorsque des munitions non explosées des deux guerres mondiales sont collectées dans les terres agricoles et les chantiers de construction à travers la France et la Belgique.
Commentaires